Selon une récente étude publiée dans BMC Gastroenterology, consommer quotidiennement une petite portion de légumes crucifères comme le brocoli ou les choux de Bruxelles pourrait réduire de près de 20% le risque de développer un cancer colorectal. Cette protection significative apparaît dès la consommation de 20 grammes par jour, soit l’équivalent de quelques fleurettes de brocoli.
Des légumes sous-estimés aux pouvoirs remarquables
Le cancer colorectal représente aujourd’hui la troisième forme de cancer la plus diagnostiquée et la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde, avec environ 1,9 million de nouveaux cas chaque année. Face à ce constat alarmant, des chercheurs de l’Université Huazhong (Chine) et de l’Université de Toronto (Canada) ont mené une méta-analyse approfondie combinant les résultats de 17 études d’envergure impliquant plus de 639 000 participants, dont près de 100 000 diagnostiqués avec un cancer colorectal.
Les résultats sont sans équivoque : les personnes intégrant régulièrement des légumes crucifères à leur alimentation – brocoli, chou-fleur, chou blanc et choux de Bruxelles – présentaient un risque significativement réduit de développer cette forme de cancer. La dose optimale se situerait entre 20 et 40 grammes par jour, une quantité au-delà de laquelle aucun bénéfice supplémentaire n’a été observé.
Le secret des crucifères : les glucosinolates protecteurs
L’effet protecteur de ces légumes s’explique principalement par leur richesse en composés spécifiques appelés glucosinolates. Lorsque nous mâchons ces légumes, ces molécules se transforment en isothiocyanates, dont le sulforaphane – responsable de l’odeur caractéristique du brocoli – est particulièrement actif contre le cancer.
Ces substances agissent à plusieurs niveaux : elles bloquent les enzymes qui activent les cancérogènes, déclenchent la mort des cellules malignes, inhibent la formation des vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs et ralentissent leur croissance. Un véritable arsenal biochimique naturel contre le développement cancéreux.
Des variations régionales intrigantes
L’étude révèle toutefois des disparités géographiques intéressantes. L’effet protecteur s’est avéré plus prononcé en Amérique du Nord et en Asie, tandis qu’il apparaissait moins marqué en Europe et en Australie. Les chercheurs suggèrent que ces différences pourraient être liées aux méthodologies d’évaluation nutritionnelle employées selon les régions.
Malgré ces variations, le message reste clair : même une petite portion quotidienne de ces légumes crucifères constitue une mesure préventive accessible et efficace contre l’un des cancers les plus redoutables.
Au-delà de leur potentiel anticancéreux, ces légumes s’inscrivent dans un mode d’alimentation globalement bénéfique. Des recherches antérieures ont également démontré que l’alimentation à base de végétaux contribue à réduire l’inflammation chronique et favorise la perte de poids, renforçant l’intérêt d’intégrer régulièrement ces légumes à nos repas.
Salut, c’est Alexis, rédacteur de Seek & Look. J’explore et décrypte l’actualité scientifique, les découvertes marquantes et les innovations qui façonnent notre avenir.